Vieillir en santé, un enjeu d’actualité
Le nombre de personnes âgées nécessitant un soutien à l’autonomie pourrait atteindre près de 350 000 d’ici 4 ans et 500 000 d’ici 2050 au Québec. À l’approche de la prochaine campagne électorale, une nouvelle Coalition regroupant des organisations de la santé, du vieillissement, des soins à domicile, et de la recherche, demande aux partis politiques de faire du vieillissement en santé une priorité nationale. La Fondation Berthiaume-Du Tremblay est fière d’en faire partie.
« Le vieillissement de la population n’est plus un enjeu de demain : c’est une transformation majeure qui est déjà amorcée. Pourtant, le Québec continue largement de répondre à cette réalité en mode réaction plutôt qu’avec une vision structurante à long terme. Les partis politiques doivent maintenant dire clairement comment ils comptent répondre à cette pression démographique sans précédent », affirme Thomas Bastien, directeur général de l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et porte-parole de la Coalition québécoise pour vieillir en santé.
Quelles solutions pour renforcer l’autonomie des personnes âgées?
La Coalition québécoise pour vieillir en santé rend publique un nouvel avis économique réalisé par Aviseo Conseil. Celui-ci conclut qu’un virage vers le soutien à domicile et la mise en place d’un Régime national d’allocation à l’autonomie pourraient contribuer à affronter la croissance des dépenses du ministère de la Santé.
« La population est déjà rendue là. Les Québécois·es souhaitent majoritairement vieillir à domicile et appuient des solutions structurantes pour mieux répondre aux besoins liés à la perte d’autonomie.» selon M. Rémy Trudel, ancien ministre de la Santé et professeur à l’ENAP.
La Coalition dévoile un sondage Léger selon lequel 84 % des Québécois·es appuient l’implantation d’un Régime national d’allocation à l’autonomie visant à financer des services comme le soutien à domicile et l’hébergement.
Elle demande aux partis politiques de :
- faire du Régime national d’allocation à l’autonomie une priorité nationale;
- reconnaître le vieillissement en santé comme une obligation économique incontournable qu’il faut affronter un jour ou l’autre;
- soutenir la mobilisation de la société civile et des personnes aînées.
- Et d’intégrer le vieillissement en santé comme un axe prioritaire de la Stratégie nationale de prévention en santé;