Plusieurs facteurs peuvent influencer notre capacité auditive. Que ce soit le bruit ambiant, la distance avec notre interlocuteur, ou encore un problème physiologique qui altère notre audition, notre audition sera affectée de différentes manières, qui peuvent mener à une perte auditive. La perte auditive plus spécifiquement reliée à l’âge ou la presbyacousie est responsable de dommages au niveau de l’oreille interne et plus spécifiquement au niveau des cellules de la cochlée. 

La perte auditive associée à l’âge débute généralement dans la cinquantaine et touche une personne sur 3 âgée de 65 ans et plus. Cette proportion atteint une personne sur 4, au-delà de 85 ans. Les pertes auditives varient d’une personne à une autre en termes de degrés de surdité et des sons affectés.

Les manifestations observées

La perte auditive associée à l’âge entraînera des conséquences tant sur le son entendu, que la clarté du son.

  • Les premiers sons affectés sont les sons aigus, tels que les sifflements des oiseaux ou certains sons de la parole ;
  • Faire répéter la personne interlocutrice ;
  • Monter le volume de la télévision ou de la radio ;
  • La présence d’acouphènes, de sifflement ou de bourdonnement dans les oreilles, de manière constante ou intermittente.

L’impact de la perte auditive

  • La fatigue ou un épuisement auditif en raison d’un effort de concentration et d’une compensation cognitive permanente ;
  • Plus de stress, d’anxiété, voire des symptômes dépressifs ;
  • Un isolement social. La personne se retire, car il lui devient plus difficile de participer à certaines activités ;
  • Augmentation des risques de chutes ;
  • La perte auditive est un facteur de risque important à l’apparition des troubles neurocognitifs majeurs.

Des conseils pratiques

Conseil 1 : Effectuer régulièrement des dépistages auditifs. Ces dépistages peuvent prendre la forme d’un questionnaire papier, en ligne ou de dépistages sonores. 

Conseil 2 : En cas de doute, consulter un audiologiste pour une évaluation audiologique plus complète. Celle-ci se pratique dans une cabine insonorisée et permet de poser un diagnostic précis. En plus des tests sonores, l’audiologiste procède à une évaluation exhaustive de votre situation (avez-vous été exposé au bruit, votre profil médical, ect…), explique les résultats obtenus et formule des recommandations.

Conseil 3 : Porter un appareil auditif. La perte auditive peut évoluer dans le temps, et il demeure important de réajuster l’appareil en conséquence.

Conseil 4 : Signaler votre perte auditive à votre entourage et aux professionnels de la santé avec qui vous interagissez. Ils pourront adapter leur communication et leur intervention, en fonction de vos besoins. 

Ressources complémentaires

La presbyacousie : mieux comprendre pour mieux agir 

L’ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec 

Pour mieux vivre ensemble avec une perte auditive

Contexte

La grande majorité des personnes aînées demeurent chez elle et ce jusqu’à toute la fin. Prévoir l’aménagement de son domicile est une des options à considérer pour un vieillissement en santé et sécuritaire, mais surtout, pour une amélioration de la qualité de vie au quotidien. En se concentrant sur son rapport à l’environnement, la personne aînée ressent un sentiment de sécurité et reprend un certain contrôle sur ce qui l’entoure.

Les grands principes

  • L’aménagement peut consister à rénover, à déplacer du mobilier ou encore à ajouter des aides technologiques. 
  • Privilégier le confort et l’utilité plutôt que l’esthétisme;
  • Éviter l’encombrement pour faciliter vos déplacements;
  • Faites attention aux effets de la lumière naturelle qui pourraient être source d’éblouissement;
  • La technologie peut être une avenue intéressante, mais celle-ci doit être adaptée à votre besoin (alarme, pendentif, bracelet, détecteur de chutes). 

Les conseils pratiques

La cuisine

  • Prévoir des espaces de travail désencombrés ;
  • Installer des mécanismes de contrôle thermostatiques au niveau de la robinetterie, 
  • Choisir des céramiques antidérapantes. 

La salle de bain

  • Prévoir des renforcements dans les murs avec des barres au niveau de la toilette, la baignoire et la douche ;
  • Éviter les grandes baignoires, plus difficile à enjamber ;
  • Miser sur des tapis antidérapants ;
  • Installer des systèmes d’éclairage au mouvement.

La chambre à coucher 

  • Prévoir une veilleuse à proximité, pourquoi pas avec un déclencheur de mouvement ;
  • S’assurer que les draps ne sont pas un obstacle en se levant du lit ;
  • Prévoir un habillement (pyjama, jaquette) d’une longueur adéquate ;
  • Prévoir des pantoufles avec des semelles antidérapantes ;
  • Prévoir un éclairage dans les corridors, pour un déplacement sécuritaire la nuit. 

L’aménagement extérieur

  • Prévoir une rampe d’accès ou une plateforme élévatrice 
  • Penser à l’installation de mains courantes, même pour 2 ou 3 marches. 
  • Privilégier des surfaces plus rigides (ex. pavé uni), plutôt que la pelouse ;
  • Si vous aimez jardiner, les bacs de fleurs devraient être surélevés, à la bonne hauteur.

« L’aménagement de son domicile est une démarche qui doit être personnalisée, qui prend du temps, pour inclure des étapes de réflexion, de décision et de planification avant de passer à l’action, à son rythme et en fonction de ses besoins évolutifs. »

Ressources complémentaires

Ordre des ergothérapeutes du Québec pour évaluer adéquatement vos besoins et prévoir les aménagements adaptés : OEQ : Ordre des ergothérapeutes du Québec

Programme d’adaptation du domicile : Programme d’adaptation de domicile – Société d’habitation du Québec

Agence du Revenu du Canada :  Crédit d’impôt pour l’accessibilité domiciliaire : Ligne 31285 – Dépenses pour l’accessibilité domiciliaire – Canada.ca https://www.canada.ca/fr.html

Revenu Québec : Crédit d’impôt pour l’achat d’une habitation pour personne handicapée : Crédit d’impôt pour achat d’une habitation | Revenu Québec

Municipalité Amis des Aînés : Soutien gouvernemental aux municipalités qui agissent pour le bien-être des aînés | Gouvernement du Québec

Saviez-vous qu’en 2022 près de 50 000 personnes au Canada ont été victimes d’une fraude ? La fraude représente près de 530 M $ en pertes financières.  

Alors que les réseaux sociaux et l’utilisation d’Internet sont devenus omniprésents dans notre quotidien, que ce soit pour communiquer avec nos proches, faire des achats en ligne, consulter les sites gouvernementaux ou accéder à nos comptes, la quantité de données personnelles partagée est phénoménale, et se fait parfois sans nécessairement penser aux dangers auxquels on s’expose.

Connaître les stratagèmes des cybercriminels

  • Le vol d’identité : avoir accès au NIP de votre carte bancaire, la date de naissance, l’adresse, le numéro d’assurance sociale, le numéro de passeport, ou encore les réponses à vos questions de sécurité.
  • L’hameçonnage : envoi d’un courriel ou de SMS pour un paiement de loyer par exemple. Cette stratégie fait appel à l’urgence d’agir « il faut payer maintenant, sinon votre cote de crédit en sera affectée ».
  • L’arnaque amoureuse : le fraudeur établit une relation de confiance avec sa victime, pour ensuite lui demander de l’argent. Il exerce une pression psychologique pouvant aller jusqu’à des menaces.
  • L’arnaque grands-parents : Le fraudeur évoque un accident, des problèmes financiers auquel la personne ne peut demeurer insensible, surtout lorsque cela touche les petits-enfants.
  • L’arnaque téléphonique ou courriel : celle-ci peut prendre la forme d’une fraude au NIP de la carte bancaire de débit ou de crédit.

Les conseils pratiques

Conseil 1 : Cessez tout contact avec la personne si vous êtes victime d’une arnaque
Conseil 2 : Cessez tout transfert d’argent 
Conseil 3 : Signalez l’arnaque au Centre antifraude 
Conseil 4 : Informez votre institution bancaire 
Conseil 5 : Surveillez vos comptes bancaires 
Conseil 6 : Changez vos mots de passe
Conseil 7 : Parlez-en à quelqu’un

Les ressources complémentaires

Agir contre l’exploitation financière
Aide-mémoire: Exemple d’action pouvant contribuer à prévenir l’exploitation financière
Éducaloi 
Ligne abus maltraitance  : 1-888-489-2287

Merci à notre partenaire

Adopter de saines habitudes tout au long de notre parcours de vie est primordial pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête. C’est aussi un facteur important de prévention des risques de plusieurs maladies chroniques. Mais comment le faire? Quels sont les défis rencontrés, mais surtout quels moyens concrets avons-nous à notre portée?

Des actions qui font une différence

  • Être cognitivement stimulé à travers notre travail, nos rencontres ou nos activités.
  • Être physiquement actif. En effet, l’activité physique a des effets positifs sur le corps et sur le cerveau.
  • Assurer un suivi des facteurs de risque cardiovasculaires : hypertension, diabète, cholestérol.
  • Maintenir une alimentation saine, diversifiée et également équilibrée.
  • Cultiver son entourage et ainsi maintenir des relations sociales porteuses de sens.
  • Prendre soin de sa santé auditive et visuelle.
  • Avoir une bonne hygiène de sommeil.
  • Réduire sa consommation de tabac et d’alcool.
  • Enfin, assurer un suivi régulier avec son médecin et pharmacien.

Les barrières

  • D’abord, le manque de connaissance. Il est parfois difficile de savoir ce que l’on doit changer, si l’information n’est pas accessible.
  • Deuxièmement, douter de ses capacités à changer les choses. Ayez confiance en vous, demandez de l’aide de professionnels
  • Troisièmement, l’environnement et le contexte dans lequel on vit peuvent être une barrière au changement. L’accessibilité à une offre intéressante, les enjeux de mobilité, la distance, les frais financiers qui peuvent être associés aux activités etc.

Les conseils pratiques

Conseil 1 : Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour des informations fiables et adaptées à votre situation

Conseil 2: Entourez-vous. À cette fin, maintenir des liens sociaux est bénéfique tant pour votre santé physique, cognitive que mentale.

Conseil 3: Prenez conscience de vos facteurs de risques, identifiez ce que vous souhaitez améliorer, en y allant un pas à la fois.

 Conseil 4 : Agissez en misant sur des choses accessibles, faciles, simples et réalistes.

 Conseil 5 : Sortez de votre zone de confort et n’ayez pas peur d’essayer de nouvelles activités.

Conseil 6: Il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour changer nos habitudes. Certains moments charnières de notre vie sont plus propices au changement et nous aident à adopter de nouvelles habitudes.

Conseil 7 : Enfin, ayez du plaisir!

Les ressources complémentaires

Accueil :: Laboratoire Belleville

Saines habitudes de vie | Gouvernement du Québec

Habitudes de vie | Institut national de santé publique du Québec